Le projet en bref

La lente croissance d'une semence



Le projet "karmel op weg" (carmel en route) s'est développé lentement. Il est le fruit d'années de prière, de contacts et du soutien très précieux d'un bon nombre de carmélites, tout particulièrement les soeurs du Carmel d'Oirschot, et d'autres, religieux.ou laïcs. Les embûches ont aussi été au rendez-vous.  
 

L'inspiration qui est à la base du projet est : le carmel est un signe de la présence de Dieu, au coeur de l'humanité, au coeur de la société actuelle, aujourd'hui et ici. Pourquoi ne pas le ramener au coeur de la ville? Là où les gens vivent, travaillent et habitent?


Interview du 20 mars 2013 en néerlandais : cliquer ici


Mais... Comment?



Un fossé s'est formé au fil des décennies entre le carmel thérésien traditionnel et la société néerlandaise actuelle. Ce fossé est si profond qu'il paraît insurmontable.
 

N'est-ce pas justement le contexte dans lequel une nouvelle forme de vie monastique peut se développer? Une forme qui place un accent plus fort sur la personne, qui tienne compte d'une aspiration à avoir plus d'espace et de liberté ainsi que d'un niveau de formation généralement plus élevé?


En remontant dans l'histoire, nous constatons que l'érémitisme et la vie monastique en communauté se sont relayés. Généralement, l'érémitisme se développait lorsque la vie monastique était en difficultés. Un peu comme à l'heure actuelle...


Un premier pas nous reconduit à l'origine : les ermites du Mont-Carmel. Non pas comme un but en soi, mais comme un chemin. Les contours de ce premier pas se dessinent alors : nous pouvons vivre le carmel aujourd'hui déjà. Là où nous habitons, en tant qu'ermites.


Nous pouvons entrer en contact les unes avec les autres, comme les ermites du Mont-Carmel l'ont fait eux aussi. Nous pouvons prier ensemble, donner forme à cette vie, nous organiser et laisser croître la semence.


Nous pouvons tout simplement nous mettre en route...


Avec qui?  


Si tu penses être appelée à te mettre en route de cette manière, tu peux prendre contact, tout simplement.


Les questions suivantes peuvent t'aider à y voir plus clair :

 
  • Cherches-tu Dieu dans la tradition chrétienne?
  • Es-tu attirée par Thérèse d'Avila, Jean de la Croix et la tradition carmélitaine?
  • Te sens-tu appelée à une vie de prière, avec un accent particulier placé sur l'oraison?
  • Recherches-tu une vie de silence, de simplicité et de prière dans la tradition carmélitaine?
  • Peux-tu te reconnaître dans ces mots: un silence prophétique, au coeur de l'humanité, au coeur de la société d'aujourd'hui et d'ici?
  • Acceptes-tu le défi d'une forme de vie qui doit encore être développée, ensemble avec d'autres femmes?
  • Peux-tu vivre avec l'insécurité inhérente au fait d'être "en route" et donc, p. ex. subvenir à tes propres besoins?
  • Es-tu prête à t'engager vraiment pour cette forme de vie et ce chemin ?
    Surtout, ne réponds pas trop vite à ces questions. Laisse croître la semence. Etre en route signifie qu'on avance pas après pas. A son propre rythme et au rythme de Dieu. Et... Dieu a le temps. Beaucoup de temps.


    Si tu le veux, tu peux déjà faire le premier pas, seule...

     




    Au début de la fondation du Carmel de Medina, Thérèse d'Avila écrit que, malgré toutes les difficultés rencontrées, "l'essentiel était de commencer" (Le livre des fondations, XIII.4)


    Ils se mirent en route... (Gn  12, 5)